mardi 11 septembre 2007

APE : Des pays africains affrontent l'UE

Plusieurs nations d'Afrique orientale et australe ont annoncé qu'elles signeront uniquement les parties des accords de partenariat économique (APE) qui concernent l'accès au marché et le développement.
Lors d'un forum régional de négociations du 3 au 5 août à Port Louis, à Maurice, 16 pays du Comesa ont adopté une stratégie qui sera présentée à leur prochaine série de négociations en septembre. Les 16 nations du Comesa, représentées par pas moins de cinq groupes économiques séparés qui se chevauchent et se concurrencent occasionnellement, ne peuvent que signer les aspects liés au marché de ce nouveau pacte dans le but de maintenir l'accès préférentiel aux marchés de l'Union européenne et de se conformer aux règles d'accès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Les pays craignent, en effet, que leurs économies ne soient pas en mesure de résister à la concurrence des produits européens dans les années à venir. Lors d'une rencontre à Bruxelles en février de cette année, les négociateurs du Comesa ont déclaré que la perte probable de recettes pour plusieurs Etats africains à travers le continent, fortement dépendants des tarifs, pourrait les amener à exiger de l'UE une aide supplémentaire de deux milliards d'euros d'ici à 2010 s'ils devaient accorder aux Européens l'accès libre.
Par ailleurs, l'attitude de Bruxelles qui consiste à faire de l'Afrique du Sud la norme pour évaluer la capacité de tout le continent à résister à la perte de recettes est interprétée par des observateurs en Afrique comme une erreur. En effet, en Afrique du Sud, le produit intérieur brut (PIB) par habitant s'élève à 13.300 dollars l'année dernière, malgré un taux de chômage avoisinant 25%. Par opposition, le Mozambique a maintenu un PIB par habitant de 1.500 dollars au cours de la même période, au Kenya, c'était 1.200 dollars et en Tanzanie, 800 dollars.
Malgré l'offre d'une période transitoire pour baisser les barrières douanières, il y a des inquiétudes selon lesquelles tout accord qui n'aborde pas les questions telles que la production et l'offre à l'intérieur de chaque économie individuelle ferait plus de mal que de bien au commerce bilatéral.

Inter Press Service, 6 septembre 2007

Lire l'article dans son intégralité

e-Comesa #121- Les pays du Comesa appellent à une facilitation du commerce transfrontalier

Les autres titres abordés dans ce numéro :
- Le séminaire de sensibilisation sur les marchés publics du Comesa attire du beau monde à Maurice
- La CNUCED et le Comesa organisent un atelier sur la compilation des statistiques IDE dans les pays en développement
- L'importance des échanges de biens

Télécharger la "e-Comesa newsletter #121"


vendredi 7 septembre 2007

L’exportation du cuir rapporte 7 milliards USD par an aux pays du Comesa

Les recettes de l’exportation du cuir et des produits dérivés dans le Comesa se sont élevées à 7 milliards USD par an par rapport au passé où elles se chiffraient à 4 milliards USD, indique l’Institut du cuir et des produits en cuir (Leather and Leather Products Institute - LLPI) basé à Addis-Abeba (Ethiopie).
Chungu Mwila, le directeur de la promotion de l’investissement et du développement du secteur privé du Comesa a précisé que cette croissance était liée aux efforts déployés pour relancer la productivité du secteur dans les pays du Comesa. Il a en outre appelé à une consolidation des exportations et de la productivité dans la mesure où la production de cuir est faible par rapport aux ressources animales disponibles sur le continent.
Geremew Debelle, le directeur de l’Institut, a pour sa part, exhorté les pays de la région à travailler ensemble pour accroître la compétitivité du cuir et ses dérivés sur le marché international, ajoutant quqe l'Institut travaillait en ce sens : "l’Institut développe un plan stratégique qui pourrait permettre de promouvoir des produits de qualité sur le marché international et créer un système solide d’échange d’informations".

Agence de Presse Africaine, 5 septembre 2007

Lire l'article dans son intégralité

jeudi 6 septembre 2007

Les hommes d'affaires s'engagent à collaborer avec l'EAC

La communauté d'affaires de la région est maintenant prête à collaborer pleinement avec l'EAC.
Cet engagement vient après l'adopttion, par les pays membres, d'une décision commune de signer les accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne (UE) en un bloc séparé. Cette décision a été prise lors d'une réunion des ministères du Commerce et de la coopération régionale à Arusha.
Les décisions à Arusha
- La configuration APE de l'EAC sera ouverte à d'autres pays qui souhaitent et sont capables de se conformer aux dispositions de l'union douanière de l'EAC.
- L'APE de l'EAC prendra en compte les avancées obtenues sous le groupe AfOA ou sous le groupe SADC dans l'APE à venir pour l'union douanière de l'EAC.
- Le secrétariat de l'EAC ouvrira immédiatement les négociations avec les groupes AfOA et SADC pour se mettre d'accord sur des aires communes de champs de négociation commune.
- L'EAC s'assurera que la Commission européenne s'engage au mois d'octobre, à ce qu'il n'y ait pas d'interruptions dans le commerce après le 31 décembre (date limite de signature des APE).
Arun Devani, le président de l'East African Business Council, représentant du secteur privé en Afrique de l'est a annoncé qu'ils étaient prêts à collaborer avec l'EAC. L'EABC a été immédiatement chargé de demander au secteur privé une position représentant l'intérêt commun du secteur privé des Etats membres.
Les inquiétudes de l'EABC à propos de querelles entre les Etats membres ont été renforcées lorsque des tensions sont apparues entre la Tanzanie et l'Ouganda d'un côté et le Kenya de l'autre, les trois pays n'étaient pas sûrs du groupe à intégrer pour la négociation des APE avec l'UE.
Après la réunion d'Arusha, il a été adopté que le Kenya, la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda présenteraient une position unifiée. Rappelons que la Tanzanie s'était retirée du Comesa en 2000 pour rejoindre la SADCTandis que les autres membres de l'union douanière de l'EAC sont membres du Comesa, la Tanzanie est le seul pays avec un accès à la zone de libre-échange de la SADC, sachant que la SADC et le Comesa ont négocié séparément avec l'UE.

New Times - Rwanda, 3 septembre 2007

Lire l'article dans son intégralité

Le Rwanda ne rejoindra pas la SADC

Le Président Paul Kagamé, a réaffirmé que le Rwanda ne projetait plus de rejoindre la SADC, préférant demeurer au sein du Comesa.

Le Rwanda, qui avait émis le souhait de rejoindre la SADC il y a deux ans, est finalement revenu sur sa décision, argumentant qu'il était nécessaire de rationaliser les choix des organisations à rejoinre, pour éviter les superpositions.
Au mois de juin, le Rwanda a finalisé son entrée au sein de l'East African Community et appartient à la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL).
La Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) est une organisation internationale créé en septembre 1976 pour l'intégration économique et la facilitation des mouvements des biens et des personnes entre différents pays de la région des grands lacs d'Afrique centrale, le Burundi, le Zaïre—actuelle République démocratique du Congo (RDC)—, et le Rwanda.
En 1994, la crise burundaise puis le génocide rwandais plongent la CEPGL dans une crise; en 1996, tous les accords sont suspendus suite à l'agression de la souveraineté territoriale zaïroise par les troupes de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) et de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR).
En 2004, Louis Michel, ministre des Affaires étrangère de la Belgique invite les ministres des Affaires étrangères de la RDC, du Rwanda et du Burundi pour discuter des modalités d'une éventuelle relance de la CEPGL.

La CEPGL relancée officiellement à Bujumbura
Le pays envisage également de rejoindre le Commonwealth, regroupement d'anciennes colonies britanniques, bien qu'ayant appartenu à la sphère belge et française auparavant. Le Président Kagame a été invité en tant qu'observateur au prochain sommet du Commonwealth, au mois de novembre.
Le Rwanda a par ailleurs, accueilli récemment la conférence des ministres chargés de l'intégration régionale sous les auspices de l'Union africaine au cours de laquelle les délégués ont appelé à l'harmonisation des blocs avec l'objectif final d'éliminer totalement les frontières. Le Rwanda a pour sa part décidé de consolider son appartenance au Comesa et à l'EAC.

Agence Rwandaise d'Information, 5 septembre 2007

Lire l'article dans son intégralité

mardi 4 septembre 2007

e-Comesa #120 - "Ne laissons pas les APE nous diviser"

Les autres titres abordés dans ce numéro :
- Les parlementaires zimbabwéens consultent sur les APE avec l'AfOA
- Le Comesa poursuit sa consultation sur les produits sensibles en amont de l'union douanière
- Madagascar ratifie le "Bond Guarantee Agreement"
- Formation pour les femmes entrepreneurs à Lusaka
- La politique de securité alimenataire et biotechnologie dans la région d'Afrique orientale et australe

Télécharger la "e-Comesa newsletter #120"

Le Comesa met l'Egypte en garde sur les subventions

Le secrétariat du Comesa a menacé l'Egypte d'une action en justice si elle continuait de subventionner son industrie.
Le secrétaire général Erastus Mwencha a précisé que si les accusations portées par les industries kenyanes étaient vraies, le secrétariat prendrait des mesures sévères. Il a ajouté que "le Comesa prendrait des mesures contre n'importe quel Etat agissant en dépit des règles commerciales".
Il répondait aux allégations d'un directeur de Synresins Limited, David Hutchinson, qui avançait que l'Egypte subventionnait
chaque année le secteur de l'énergie à hauteur de 6 millions USD, pour réduire le coût de production. Hutchinson a invité le Comesa à mettre une taxe sur les biens en provenance d'Egypte.

The Standard - Kenya, 2 septembre 2007

Lire l'article dans son intégralité

vendredi 31 août 2007

Vers l'adoption de 40 normes sur les produits fabriqués en RDC

Les industries congolaises doivent désormais respecter les normes dans la fabrication de leurs produits : une commission technique d'adoption des normes, mise sur pied au ministère de l'Industrie, a adopté 40 normes à respecter pour les produits fabriqués en RDC.
Ces normes devront encore être validées par le Comité national de normalisation avant d'être soumise à l'autorité compétente pour leur homologation. A terme, une centaine de normes devrait être adoptée. Il s'agit de normes harmonisées par le Comesa et proposées aux pays membres pour faire fonction dans leurs industries. Le non respect de ces normes sera sanctionné, ce qui nécessite un accompagnement pour leur application et des moyens de contrôle.
L'adoption de ces normes, comme la mise en place d'une nouvelle politique industrielle cohérente au pays, donnera une nouvelle impulsion à ce secteur pour son redécollage, la RD Congo se trouvant depuis une dizaine d'années dans un processus de désindustrialisation.

Le Potentiel - RD Congo,28 août 2007

Lire l'article dans son intégralité

APE : Le Comesa fait tout pour respecter le délai

Les gouvernements du Comesa mettent tout en œuvre pour respecter le délai imparti pour la signature de l'accord de partenariat économique devant remplacer l’ccord de Cotonou existant sur le commerce préférentiel qui expire le 31 décembre 2007.
Le ministre kényan de l’Industrie, M. Mukhisa Kituyi a indiqué que le tarif extérieur commun adopté apar le Comesa était identique à celui adopté par l'EAC, l'objectif étant qu'il n'y ait aucune perturbation dans les échanges entre ces pays, même avec la signature des APE.
Malgré les craintes des exportateurs à propos des APE, les gouvernements du Comesa travaillent déjà à respecter le délai sur l’expiration de l’accord de Cotonou relatif au commerce préférentiel.

Agence djiboutienne d'informations, 31 août 2007

Lire l'article dans son intégralité

Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie introduisent un visa d’entrée unique pour les touristes

Les touristes désireux de se rendre en Afrique de l’Est n’auront bientôt plus besoin que d’un seul visa d’entrée pour accéder aux centres d’attraction touristiques du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie.
Ongong’a, le directeur général du Bureau du tourisme du Kenya, a expliqué que cette initiative a pour objectif de permettre aux touristes, en visite dans un des trois pays, d’accéder aux deux autres restant. S’exprimant en marge du lancement de la compagnie aérienne Executive Turbine mercredi, à Nairobi, dans la capitale kenyane, M. Ongong’a a ajouté que "le projet visait également à relever les défis liés à l’absence de vols directs pour le Kenya en provenance de certains marchés touristiques de grande envergure".
Le Bureau du tourisme du Kenya vise à accroître le nombre de touristes visitant le Kenya et l’objectif de porter d’un million de touristes à trois millions d’ici à 2012.

Agence de Presse Africaine, 29 août 2007

Lire l'article dans son intégralité

La Tanzanie abrite la deuxième foire commerciale des pays d’Afrique de l’est

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de la Tanzanie (TCCIA) abrite la deuxième édition de la foire des pays d’Afrique de l’est, du 31 août au 10 septembre, dans la ville de Mwanza.
Cette foire commerciale vise les consommateurs et les producteurs de produits industriels, de services et de technologies. Elle s'est établie en tant que vitrine pour les produits tanzaniens, aussi bien que ceux en provenance des régions de l’Afrique centrale et de l’est.
Cette foire sera un moyen d’explorer et de profiter des nouvelles opportunités commerciales et d’investissements, non seulement dans la région, mais également au sein des régions du Comesa et de la SADC
La TCCIA vise à établir des liens de partenariat entre les hommes d’affaire des pays d’Afrique de l’est à travers l’organisation de foires commerciales spécialisées, la gestion régionale, des expositions individuelles et la recherche de produits et de marchés.

Agence de Presse Africaine, 31 août 2007

Lire l'article dans son intégralité

mardi 28 août 2007

La Zambie tire profit de sa double appartenance Comesa, SADC

La Zambie a besoin à la fois de la SADC et du Comesa. Tel est le message de Sindiso Ngwenya, secrétaire général adjoint du Comesa.
Pour Sindiso Ngwenya, le bénéfice de cette double appartenance provient du fait que les marchés ne sont pas les mêmes. Il appelle donc à une harmonisation des règles commerciales entre le Comesa et la SADC.
Le dilemme de la double appartenance a été soulevé par un comité conjoint et des plans sont mis en oeuvre pour établir une autorité conjointe de communication. Ngwenya a précisé qu'ils travaillaient également sur des règles d'origine communes et un document unique pour les commerçants transfrontaliers.

Xinhua, 27 août 2007

Lire l'article dans son intégralité

L'Afrique de l'est renforce l'information sur les marchés

Les organisations de promotion du commerce en Afrique de l’est ont lancé un site internet qui donne des informations sur les nouveaux marchés pour l’exportation de produits locaux comme les fleurs, les fruits frais, le poisson et le textile au Moyen-Orient et dans l’Union européenne.
Les commerçants de l'East African Community (EAC) pourront accéder librement aux dernières informations sur les opportunités d’exportation de leurs biens et services. Le site www.eacexport.com offre des informations sur les opportunités d’exportation, les tendances de la demande des produits, les coordonnées des acheteurs, les prix et les conditions d’accès aux marchés étrangers.
Un des aspects importants du site web est l’accès aux conseils d'une trentaine d'experts ougandais, kenyans et tanzaniens, ayant des connaissances variées en commerce international.

Agence de Presse Africaine, 25 août 2007

Lire l'article dans son intégralité

e-Comesa #119 - L'AfOA prête à signer un APE partiel avec l'Union européenne

Les autres titres abordés dans ce numéro :
- L'EAC tient son 6e sommet à Arusha
- Le Comesa simplifie son régime commercial pour aider les commerçants transfrontaliers
- Ateliers de sensibilisation sur la mise en oeuvre de la convertibilité des monnaies au Caire et à Khartoum
- Le Malawi salue les efforts de la société civile dans la prévention des conflits

Télécharger la "e-Comesa newsletter #119"

lundi 27 août 2007

APE : Le gouvernement reprend le refrain de l'inquiétude

Des industriels, des exportateurs et même des responsables du gouvernement sont nerveux à propos du 1er janvier 2008, date à laquelle les accords de partenariat économique (APE) entreront en vigueur.
Si depuis le début, le gouvernement a affiché un optimisme, il semble actuellement avoir rejoint le rang des organisations non gouvernementales (ONG) avançant que l'APE proposé est préjudiciable au Malawi et aux quinze autres nations pauvres dans le Comesa puisqu'il les empêche de protéger les industries locales avec des tarifs et autres mesures.
La semaine dernière, le 14 août, le ministère du Commerce a fait équipe avec des industriels et exportateurs du pays pour dresser une liste de 102 produits locaux pouvant être sensibles à la concurrence internationale et arrêter la position du pays sur les règles d'origine. Sur cette liste se retrouvent des produits rapportant des devises étrangères : le tabac, le coton, le thé, les textiles, le sucre et ses produits dérivés, entre autres. Elle a été dressée sur la base de plusieurs critères : sensibilité du revenu, sensibilité de l'emploi, et protection des petites industries.
Le Malawi a soumis cette liste le 15 août 2007 au secrétariat du Comesa, qui est en train de dresser une liste régionale pour examen au cours des négociations de l'APE. La liste initiale des produits sensibles en provenance du regroupement de l'Afrique orientale et australe (AfOA), dans les négociations de l'APE, a inclus 2.900 produits, l'Ouganda et le Kenya ayant les listes les plus longues. Après la réunion du 12e forum de négociation régional (RNF) organisé par le Comesa au début du mois d'août, il a été demandé aux pays de réduire le nombre des produits sensibles en consultation avec les parties prenantes.

Inter Press Service, 24 août 2007

Lire l'article dans son intégralité