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mardi 15 janvier 2008

La crise au Kenya a fait perdre en une semaine 12 millions de dollars de recettes à la Tanzanie

La Tanzanie a eu un manque à gagner de 11,8 millions de dollars dû aux perturbations du commerce transfrontalier causées par les troubles post-électoraux au Kenya.
Le responsable des Douanes et des impôts au niveau du fisc tanzanien (TRA), George Lauwo, a révélé que les recettes douanières hebdomadaires à la frontière avaient chuté de six à 2 millions de dollars depuis le début de la crise kenyane.
Même s'il estime que le problème est passager, les revenus nationaux mensuels tirés des impôts et autres droits de douane pourraient tomber de 2 millions à 600.000 dollars par semaine, si la situation venait à perdurer.
Le Kenya est le premier partenaire commercial de la Tanzanie en Afrique et sa deuxième source d’investissements directs étrangers, après le Royaume Uni.

Agence de presse africaine, 11 janvier 2008

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lundi 10 décembre 2007

Le Comesa profiterait davantage à la Tanzanie

Une nouvelle étude a conclu que le marché du Comesa était plus opportun pour la Tanzanie.
Cette étude a été réalisée à la demande de la Tanzania Private Sector Foundation, la Confederation of Tanzania Industries et la Tanzania Chamber of Commerce, Industry and Agriculture. L'étude fait le point sur les raisons de l'appartenance de la Tanzanie au Comesa, à la SADC et à l'EAC.
L'appartenance de la Tanzanie au Comesa devrait renforcer son importance politique au sein de l'EAC et faciliter la rationalisation et l'harmonisation des programmes du Comesa, de l'EAC et de la SADC.
L'importance des marchés comme l'Egypte, le Soudan, l'Ethiopie, Djibouti entre autres, a été démontrée à travers les flux d'échanges dans la région. Ce qui tend à montrer que la zone de libre-échange du Comesa et son union douanière sont plus importantes que celle de la SADC. Par ailleurs, le Comesa aurait plus de poids auprès des instances de l'Union africaine malgré la puissance économique de l'Afrique du Sud.

The East African - Kenya, 10 décembre 2007

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mardi 21 août 2007

APE : La Tanzanie pourrait regretter la négociation avec la SADC

Avec la décision des Etats membres de l'East African Community (EAC) de négocier seuls les accords de partenariat économique(APE) avec l'Union européenne (UE), la Tanzanie pourrait avoir à choisir entre une intégration régionale relativement réussie en Afrique de l'est et une solidarité politique avec l'Afrique du sud.
Pour rappel, la Tanzanie est le seul pays de l'EAC négociant les APE avec la SADC, alors que tous les autres négocient au sein de la configuration AfOA (Afrique australe et orientale), menée par le Comesa.
Plus l'échéance de la conclusion des APE approche, plus la situation de la Tanzanie au sein de la SADC devient difficile. Tout d'abord, l'Afrique du sud dispose de son propre arrangement avec l'UE. Ensuite, la SADC recouvre une union douanière (la SACU) dont la Tanzanie ne fait pas partie. Par ailleurs, il est plus que probable que la priorité de Prétoria sera d'harmoniser les questions de concurrence et de réglementation avec la SACU, avant de s'attarder sur les intérêts des partenaires non-SACU comme la Tanzanie.
Isoleée au sein du groupe SADC, la Tanzanie pourrait ne plus avoir d'autre choix de se retourner sur l'union douanière dont elle fait partie. La question est de savoir quel sera le prix d'une telle décision, sachant que Dar es Salaam entretient depuis longtemps des relations économiques et politiques avec l'Afrique du Sud.
Quels autres pays pourraient emboîter le pas de la Tanzanie ? Il pourrait y avoir le Mozambique, dont les exportations vers l'Afrique du sud sont marginales, mais qui entretient également des relations politiques fortes avec le pays. Le pays le plus intéressant à suivre sera la Zambie, qui sera obligée de reconsidérer ses relations avec la SADC du fait de son rôle moteur au sein du Comesa. En effet, la Zambie accueille le siège du Comesa mais joue également un rôle actif dans bon nombre d'institutions du Comesa.
Les récents développements à Arusha pourraient s'avérer être le début de réalignements majeurs. Selon le rôle que joue le Kenya au sein du Comesa, et si plusieurs pays du Comesa sont tentés par la signature de l'APE avec l'EAC, une avancée sera faite vers la mise en place d'une union douanière élargie entre l'EAC et le Comesa.

The East African - Kenya, 21 août 2007

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lundi 21 mai 2007

La situation de la Tanzanie n'est pas un problème pour le Comesa

L'instauration du tarif extérieur commun ne sera pas bloquée par l'appartenance de la Tanzanie à deux blocs régionaux.
La Tanzanie est à membre de la SADC et de l'East African Community (EAC) qui est également une union douanière, mais pas du Comesa. La Tanzanie a quitté le Comesa en 2000, invoquant le manque de compétitivité de son industrie au sein de la zone de libre échange, et a dans le même temps, rejoint la SADC.
Pour le secrétaire permanent au ministère du Commerce et de l'industrie du Kenya, David Nalo, les taux approuvés par le conseil des Ministres du Comesa devraient contribuer à persuader la Tanzanie de rejoindre la zone de libre-échange, voire à terme, profiter de l'union douanière.
Les taux approuvés ouvrent la voie à l'union douanière pour décembre 2008. "Nous répondons aux exigences de l'Union africaine ; il appartient au pays non-membre de commencer à réfléchir sérieusement à son avenir : rester en dehors ou nous rejoindre" a ajouté David Nalo, à propos de la Tanzanie.
Six pays doivent encore rejoindre la zone de libre-échange du Comesa : Angola, RD Congo, Ethiopie, Ouganda, Seychelles et Swaziland.

Capital FM - Kenya, 18 mai 2007

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EN SAVOIR PLUS
La campagne en faveur d'un retour au sein du Comesa reprend

jeudi 5 avril 2007

Le retour au Comesa n'est pas envisagé, selon les autorités tanzaniennes

Brasil Mramba, ministre du Commerce et de l'industrie a déclaré à la presse tanzanienne que rejoindre le Comesa ne procurerait pas d'avantages immédiats au pays.
"Nous n'avons pas de stratégie pour rejoindre le Comesa. Pour ma part, je n'y pense même pas" a-t-il déclaré devant la Commission parlementaire pour le Commerce et l'industrie, évoquant au passage, la hausse du commerce entre la Tanzanie et le Comesa, alors même que le pays n'en fait plus partie (de 80 à 403 millions USD entre 2000 et 2005).
La problématique du choix SADC - Comesa
Indépendamment des coûts inhérents à la double appartenance au Comesa et à la SADC, la Tanzanie estime que le fonctionnement du Comesa est similaire à celui de la SADC dont elle est membre fondateur. Par ailleurs, la Tanzanie, le Kenya et l'Ouganda forment l'East African Community (EAC). Le Kenya et l'Ouganda sont également membres du Comesa, mais ne font pas partie de la SADC. Pour la critique, la SADC est très souvent dominée par la toute puissance de l'Afrique du Sud.
Pour rappel, du temps de l'apartheid, l'Afrique du Sud était considéré comme un pays ennemi, alors qu'il est devenu aujourd'hui l'un des principaux partenaires commerciaux de la Tanzanie.

Daily News - Tanzanie, 3 avril 2007

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EN SAVOIR PLUS
Tanzania: Country Can't Tell Which Trade Bloc to Dump

lundi 26 mars 2007

La campagne en faveur d'un retour au sein du Comesa reprend

Le secteur privé tanzanien a relancé sa campagne en faveur du retour du pays au sein du Comesa, par la voix de la Confédération des industries de la Tanzanie (Confederation of Tanzania Industries - CTI).

Pour Hussein Kamote, directeur du CTI, malgré le retrait du Comesa, la Tanzanie continue d'utiliser des systèmes de l'organisation régionale. Par ailleurs, elle est toujours partie prenante des projets du Comesa (comme par exemple la Chambre de compensation du Comesa, le schéma régional de garantie douanière...), mais en perd au fur et à mesure, les bénéfices.
La Tanzanie s'était retirée du Comesa en invoquant entre autres, les difficultés rencontrées par son industrie à demeurer compétitive dans la zone de libre-échange du Comesa et la complexité des dispositions commerciales résultant de son appartenance à la SADC.
Suite à ce retrait, les produits tanzaniens entrant sur le marché du Comesa ont été davantage taxés, comparés à ceux du Kenya et de l'Ouganda, membres de la Communauté d'Afrique de l'Est (dont fait également partie la Tanzanie), restés membres du Comesa.
La configuration des pays de la Communauté de l'Afrique de l'est
La Communauté de l'Afrique de l'est est composée de 3 pays : le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, qui forment une union douanière depuis juillet 2005.
La question des APE met au jour la complexité de la configuration au regard des projets d'unions douanières du Comesa et de la SADC. A l'heure actuelle, le Kenya et l'Ouganda, toujours membres du Comesa, négocient les APE dans le cadre du groupe Afrique orientale et australe (AfOA) alors que la Tanzanie, membre de la SADC négocie avec le groupe Afrique du Sud. Il faut rappeler que les APE imposent le choix d'une seule union douanière.
La CAE comptera à partir du mois de juillet 2007, deux nouveaux membres : le Burundi et le Rwanda.
Les conclusions de l'étude sur les impacts d'un retour au sein du Comesa montrent qu'un nombre réduit de produits bénéficieraient de réduction de droits de douane en entrant dans la SADC, alors que les exportations au sein du Comesa bénéficient d'exonération complète de droits de douane selon le statut des règles d'origine.

The Nation Media - Kenya, 25 mars 2007

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mardi 6 mars 2007

La Tanzanie pourrait rejoindre le Comesa

La Tanzanie réfléchit actuellement à son appartenance à la SADC. Déjà membre de l'East African Community (EAC) et de la SADC, la Tanzanie pourrait se prononcer dès le mois prochain. Ce mouvement permettrait de détendre les relations entre la Tanzanie et certains pays du Comesa, conséquence de cette double appartenance.

La Tanzanie s'était retirée du Comesa en 2000, en raison des coûts engendrés par la multi-appartenance. La question du retour de la Tanzanie au sein du Comesa résulte de la pression de l'EAC poussant le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie à clarifier leur positionnement régional en matière d'intégration, en vue de l'établissement d'une politique fédérale en 2010.
Une étude remise l'année dernière au gouvernement met en évidence le manque à gagner de divers secteurs d'activités en étant hors de zone de libre échange du Comesa. Par ailleurs, le pays a beaucoup plus échangé avec les pays membres du Comesa. En 2003 et 2004, la Tanzanie a exporté pour 144 millions et 148 millions USD au sein du Comesa alors que les montants des exportations vers la SADC s'élèvent pour les mêmes périodes respectivement à 39 millions et 118 millions USD.

Capital FM - Kenya, 2 mars 2007

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vendredi 23 février 2007

Le secteur privé se prononcera sur l'intégration au Comesa

La commission parlementaire de l'Investissement et du commerce a demandé à la Fondation du secteur privé de Tanzanie (Tanzania Private Sector Foundation - TPSF) de produire un rapport sur la faisabilité d'une intégration du pays au Comesa.

La commission devra statuer sur ce rapport en avril, avant de la soumettre à la Chambre pour le débat.
Williamn Shelunkindo, président de la Commission, s'est déclaré satisfait des conclusions de la Fondation quant à la nécessité de réintégrer le Comesa, précisant qu'à l'époque où le pays s'était retiré de l'organisation régionale, il y avait beaucoup moins d'industries qu'à l'heure actuelle.
Les appels à l'intégration au Comesa sont devenus plus insistants lors de la deuxième réunion du Local Investors' Roundtable (LIRT) qui s'est tenue à Dar-es-salaam, où la communauté d'affaires a précisé que le pays perdait à rester en dehors de ce bloc régional.

Daily News - Tanzanie, 22 février 2007

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