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lundi 28 janvier 2008

L’UE va financer des projets hydrauliques de plus de 300 millions USD au Rwanda

L’Union européenne a dégagé une enveloppe de 5,5 milliards de francs rwandais (308 millions de dollars) pour financer des projets hydrauliques au Rwanda.
Selon le chef de la délégation de la Commission européenne au Rwanda, le Dr David MacRae, les deux projets sont financés dans le cadre de la facilité hydraulique entre les ACP et l’UE.
L'un des projets, d’un coût total de 4,3 milliards de franc rwandais (soit 240,8 millions USD), va desservir les zone rurales des districts de Nyamagabe et Nyaruguru. L'UE participera à concurrence de 2,2 milliards de franc rwandais (123,2 millions USD) sur une période de trois ans. Ce projet devrait permettre une nette amélioration dans la disponibilité de l’eau potable et des services d’assainissement.
Pour le second projet d’une valeur de 7,9 milliards de francs rwandais (environ 442,4 millions USD), l’UE apportera 3.3 milliards de francs rwandais (soit 184,8 millions USD).
Ces projet qui concernent les zones rurales très lointaines des districts de Nyaruguru, Huye et Gisagara, vont nécessiter la construction d’un réseau de conduites d’eau de 350 km de long.

Agence de presse africaine, 24 janvier 2008

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lundi 24 septembre 2007

Un vrai potentiel sur le mont Karisimbi

Des projets de développer une économie nationale dans la région de Karisimbi sont actuellement en cours, car le site présente un réel potentiel, notamment en capacités d'accueil de services : le mont Karisimbi culmine à 4.507 mètres et est déjà dotée en infrastructures : tour de transmission et fibre optique, entre autres.
La possibilité de contrôler le trafic aérien et la navigation du continent, en particulier dans les pays du Comesa présente le plus gros potentiel, au regard des capacités du trafic aérien de ces pays.
Un projet de surveillance aérienne et de gestion du trafic (Communication Navigation Surveillance Air Traffic Management - CNS-ATM) a été initié par le Rwanda et a fortement intéressé le Conseil du Comesa qui l'a proposé aux autres pays du Comesa. Le plan proposé s'élève à 800.000 USD. Les fonds mobilisés proviennent de la Banque africaine de développement. Pour les pays du Comesa qui avaient eu la même idée, la tendance est à l'harmonisation. L'infrastructure est prête à être développée et la prochaine grande étape consiste en la fourniture de services.

New Times - Rwanda, 19 septembre 2007

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jeudi 6 septembre 2007

Le Rwanda ne rejoindra pas la SADC

Le Président Paul Kagamé, a réaffirmé que le Rwanda ne projetait plus de rejoindre la SADC, préférant demeurer au sein du Comesa.

Le Rwanda, qui avait émis le souhait de rejoindre la SADC il y a deux ans, est finalement revenu sur sa décision, argumentant qu'il était nécessaire de rationaliser les choix des organisations à rejoinre, pour éviter les superpositions.
Au mois de juin, le Rwanda a finalisé son entrée au sein de l'East African Community et appartient à la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL).
La Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) est une organisation internationale créé en septembre 1976 pour l'intégration économique et la facilitation des mouvements des biens et des personnes entre différents pays de la région des grands lacs d'Afrique centrale, le Burundi, le Zaïre—actuelle République démocratique du Congo (RDC)—, et le Rwanda.
En 1994, la crise burundaise puis le génocide rwandais plongent la CEPGL dans une crise; en 1996, tous les accords sont suspendus suite à l'agression de la souveraineté territoriale zaïroise par les troupes de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) et de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR).
En 2004, Louis Michel, ministre des Affaires étrangère de la Belgique invite les ministres des Affaires étrangères de la RDC, du Rwanda et du Burundi pour discuter des modalités d'une éventuelle relance de la CEPGL.

La CEPGL relancée officiellement à Bujumbura
Le pays envisage également de rejoindre le Commonwealth, regroupement d'anciennes colonies britanniques, bien qu'ayant appartenu à la sphère belge et française auparavant. Le Président Kagame a été invité en tant qu'observateur au prochain sommet du Commonwealth, au mois de novembre.
Le Rwanda a par ailleurs, accueilli récemment la conférence des ministres chargés de l'intégration régionale sous les auspices de l'Union africaine au cours de laquelle les délégués ont appelé à l'harmonisation des blocs avec l'objectif final d'éliminer totalement les frontières. Le Rwanda a pour sa part décidé de consolider son appartenance au Comesa et à l'EAC.

Agence Rwandaise d'Information, 5 septembre 2007

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vendredi 5 janvier 2007

"L'idéal auquel nous aspirons consiste à rassembler toute l'Afrique"

Extraits d’une interview de Paul Kagamé qui présente sa vision du Comesa et de son intégration en Afrique.

Dans une interview accordée au journal Fraternité Matin sur l’état des relations entre le Rwanda et la France, le Président Paul Kagamé a abordé la question du Comesa. Il y a présenté sa vision du Comesa et de son rôle d’intégration en Afrique.
Monsieur le Président, il y a un an, vous aviez invité le Président Laurent Gbagbo, un Africain de l'Ouest, au sommet du Comesa, plate-forme d'échanges économiques entre pays de l'Afrique australe. Quelles sont les motivations de cette invitation, pour le moins inattendue? Par ailleurs, j'ai souvenance que lors de ce même sommet, vous aviez présenté le Président Laurent Gbagbo comme un digne fils de l'Afrique. Qu'est-ce qui vous l'a fait dire ?
Le Comesa fait partie du projet d'intégration de l'Afrique qui est en cours et nous sommes heureux de l'existence d'un tel projet qui rassemble des pays africains; et pour le cas d'espèce, l'Afrique Australe et de l'Est. Cependant, l'idéal auquel nous aspirons consiste à rassembler toute l'Afrique ; c'est bien sûr un idéal; nous sommes réalistes et savons bien évidemment que cela va se faire progressivement. Il existe différents groupes sous-régionaux et nous voulons que le Comesa soit l'un de ces groupes. Certains pays ont déjà fait une demande d'adhésion. Je me souviens encore que nous avions demandé au Président Gbagbo d'être notre invité, il avait exprimé en son temps le désir de faire partie ou de collaborer avec le Comesa.
La Libye avait également manifesté le désir d'adhérer au Comesa ; elle est par la suite devenue membre à part entière du Comesa. Nous ne pouvons donc pas refuser ceux qui manifestent le désir d'adhérer au Comesa. Ce qu'il y a lieu de faire, c'est de trouver la bonne formule qui permettra le bon fonctionnement de l'association, étant donné que nous sommes originaires de différentes régions géographiques d'Afrique.
Après notre rencontre et les discussions que nous avons eues, le Président Gbagbo m'est apparu comme un de ces dignes fils d'Afrique qui désire ardemment travailler pour le bien-être de notre continent. Ce que j'ai appris le concernant, et ce que je savais auparavant, et le soutien sans faille que lui voue son peuple sont autant d'éléments qui me confortent dans ma position. Je n'ai donc aucune raison de douter de ce que le Président Gbagbo est cet homme-là qui est au service de son peuple, et partant, de l'Afrique tout entière.

Source : Fraternité Matin – Côte d’Ivoire, 4 janvier 2007

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