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vendredi 1 février 2008

Le Malawi pris entre 2 blocs économiques

Le Malawi doit faire face au dilemme de choisir entre la SADC et le Comesa pour bénéficier des aides européennes.

Dans le cadre des accords de partenariat économique (APE), les pays en développement comme le Malawi, doivent être assistés, via le Fonds européen de développement (Fed), l'instrument qui permet de financer la signature des APE.
Pour les spécialistes, le Malawi aura à choisir entre la SADC et le Comesa dans la mesure où les aides du Fed vont être attribuées sur la base d'une appartenance à une organisation économique régionale comme la SADC ou le Comesa. Un pays ne pourra pas recevoir des aides européennes des deux ensembles, ce qui signifierait qu'il aurait un double accès aux aides en comparaison avec les autres Etats.
Pour les économistes, le Malawi devrait rester au Comesa depuis que les règles d'origine offrent un meilleur accès au marché que celles de la SADC. Par ailleurs, le Comesa semble être le choix le plus pertinent pour le Malawi qui mise sur le commerce pour son développement : c'est le bloc économique le plus vaste avec 20 Etats, 385 millions d'habitants, un PIB de 165 milliards USD et 25 milliards USD d'exportations.

Inter Press Service, 31 janvier 2008

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samedi 29 septembre 2007

Pourquoi les femmes ne sortent pas du commerce informel

Au Malawi, près d'un quart des ménages sont dirigés par des femmes. L'agriculture est le principal support de l'économie et 80% des Malawites dépendent directement de ce secteur.
Avec en moyenne 6 enfants par ménage, la plupart des femmes se lancent des petites affaires pour compléter leurs revenus, issus principalement de l'agriculture. Comme le commerce se complexifie et se globalise, ces femmes d'affaires du malawi font face à un défi de taille : s'adapter aux changements, d'autant que le taux d'alphabétisation chez les femmes stagne à 44% (contre 72% chez les hommes).
Une étude du Comesa en 2007 a montré que seulement 5% des femmes au Malawi, en Zambie, au Swaziland, en Namibie et au RD Congo, étaient au courant des opportunités dans la région. Par ailleurs elles font face au même problème que constitue leur capacité à se lancer à l'export.
Ces constats sont un appel à la population féminine de la région, selon Mary Malunga, président de la Fédération nationale des associations de femmes du Comesa (Federation of National Associations of Business Women in Comesa - Femcom)
La Femcom se consacre depuis 1993 à la promotion de programmes qui intègrent les femmes au commerce et au développement. Elle travaille actuellement sur un programme de sensibilisation des femmes des pays de la zone de libre-échange sur les marchés à l'export. La Femcom se concentre en particulier sur l'agriculture, la pêche, l'exploitation minière, l'énergie, le transport et la communication. L'organisation s'occupe également des ressources naturelles avec l'objectif d'améliorer les conditions économiques des femmes. Le Comesa a mis en place une politique du genre qui énonce clairement le rôle important des femmes dans les activités régionales. Malgré ces objectifs et cette vision noble du Comesa, les inégalités entre hommes et femmes demeurent un problème majeur qui affecte l'intégration régionale.
Inter Press Service, 28 septembre 2007

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lundi 27 août 2007

APE : Le gouvernement reprend le refrain de l'inquiétude

Des industriels, des exportateurs et même des responsables du gouvernement sont nerveux à propos du 1er janvier 2008, date à laquelle les accords de partenariat économique (APE) entreront en vigueur.
Si depuis le début, le gouvernement a affiché un optimisme, il semble actuellement avoir rejoint le rang des organisations non gouvernementales (ONG) avançant que l'APE proposé est préjudiciable au Malawi et aux quinze autres nations pauvres dans le Comesa puisqu'il les empêche de protéger les industries locales avec des tarifs et autres mesures.
La semaine dernière, le 14 août, le ministère du Commerce a fait équipe avec des industriels et exportateurs du pays pour dresser une liste de 102 produits locaux pouvant être sensibles à la concurrence internationale et arrêter la position du pays sur les règles d'origine. Sur cette liste se retrouvent des produits rapportant des devises étrangères : le tabac, le coton, le thé, les textiles, le sucre et ses produits dérivés, entre autres. Elle a été dressée sur la base de plusieurs critères : sensibilité du revenu, sensibilité de l'emploi, et protection des petites industries.
Le Malawi a soumis cette liste le 15 août 2007 au secrétariat du Comesa, qui est en train de dresser une liste régionale pour examen au cours des négociations de l'APE. La liste initiale des produits sensibles en provenance du regroupement de l'Afrique orientale et australe (AfOA), dans les négociations de l'APE, a inclus 2.900 produits, l'Ouganda et le Kenya ayant les listes les plus longues. Après la réunion du 12e forum de négociation régional (RNF) organisé par le Comesa au début du mois d'août, il a été demandé aux pays de réduire le nombre des produits sensibles en consultation avec les parties prenantes.

Inter Press Service, 24 août 2007

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jeudi 8 février 2007

Le Président Mutharika souhaite une fusion de la SADC et du Comesa

Le Président Bingu wa Mutharika a annoncé que son administration s’engagerait dans une voie permettant au pays de tirer profit à la fois du Comesa et de la SADC pour éviter d’avoir à choisir l’une ou l’autre des organisations régionales.
Au cours d’une réunion informelle avec des journalistes à Lilongwe, le Président a souligné que nombre de chefs d’Etats appartenant aux deux blocs ne partageaient pas ce point de vue, tout en sachant qu’un pays ne pourrait pas à terme appartenir aux deux blocs. A son sens, le Comesa et la SADC devraient fusionner, pour former un bloc marchand, conformément aux aspirations de l’Union Africaine (UA) qui préconise l’harmonisation des groupements régionaux.
"J'avais proposé cette idée quand j'étais secrétaire général du Comesa, mais je me suis brûlé les doigts"
Bingu wa Mutharika
Pour lui, les gouvernements gaspillent beaucoup de temps et de ressources, jonglant entre les réunions du Comesa et de la SADC pour discuter des mêmes questions, soulignant qu’il y avait de nombreuses similitudes dans la façon dont fonctionnent les deux organisations. Le choix de l’organisation à quitter devient d’autant plus délicat que les deux organisations prévoient de mettre en place une union douanière (le Comesa souhaite transformer sa zone de libre-échange lancée en 2000 en union douanière dès 2008 tandis que la SADC de son côté ambitionne la mise en place de sa propre union douanière d’ici 2010).
Le Malawi est donc confronté à un sérieux dilemme, d’autant que les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont le Malawi est signataire, n’autorisent l’appartenance qu’à une seule union douanière

Nation online - Malawi, 6 février 2007

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