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Les violences post-électorales au Kenya ont sérieusement affecté les économies de tous les pays d’Afrique de l’est, notamment l’industrie de transformation qui est presque au point mort, en même temps que les exportations et l’agriculture.
L’Ouganda, pays enclavé et dépendant du Kenya pour ses importations de pétrole, subit fortement les conséquences des troubles électoraux, au moment même où le prix de l’or noir ne cesse d’augmenter. En Tanzanie, le prix du ciment aurait connu une hausse après une importation de 45.000 tonnes à partir de la cimenterie du Kenya, pour réguler la montée en flèche récente du prix de vente au détail. Tous les autres produits importés à partir du Kenya devront être arrêtés, en raison de la situation actuelle qui perdure.
Le Kenya, risque également d'être affecté en tant que pays exportateur.
Agence de presse africaine, 6 janvier 2008
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Le gouverneur de la Banque centrale de la Libye, Dr Farhat Ben Gadara, et le Commissaire de l’Union Africaine aux affaires économiques, Dr. Maxwell M. Mkwezalamba, ont signé un accord pour la mise sur pied d’un comité de pilotage dont la mission sera de mettre sur pied une Banque africaine d’investissements d'ici un an.
Le comité de pilotage sera également chargé d’entreprendre l’étude de faisabilité de la banque, une initiative qui entre dans le cadre des résolutions de l’UA. La banque, implantée en Libye, devrait financer des projets de développement à travers le continent.
Agence de presse africaine, 6 janvier 2008
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Senvy Maistry est concepteur et réalisateur d’émissions télévisées en anglais sur les affaires et vient de décrocher un contrat d’expert en relations publiques auprès du Comesa. Son défi : placer le Comesa au centre de l’info internationale.
Sa tâche au Comesa consiste à conseiller le manager des relations publiques, qui est un Rwandais, sur les moyens d’augmenter la visibilité du Comesa dans l’information internationale et par de multiples biais. «Le Comesa ne veut pas seulement renforcer ses relations avec les médias mais aussi développer ses relations multimédias. Cela signifiera créer un nouveau site Web et des forums de discussions sur le Net, réaliser nos propres images que nous donnerons aux stations de télévision, travailler avec People TV, network international qui réalise «Business Africa» et «Initiative Africa». En bref, il faudra être plus agressif dans le bon sens du terme, proactif. Cette instance comprend 20 pays membres et a toute son importance dans la région. Il faut accroître sa visibilité dans les médias internationaux.»
L'Express - Maurice, 8 janvier 2008
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Extraits d'une interview de Kevin Teeroovengadum, financier
L’économie africaine se réveille. Quelles sont les opportunités qui se présentent pour les entreprises mauriciennes sur le continent ?
Les ouvertures existent dans pratiquement tous les secteurs d’activité. Compte tenu de l’expérience de Maurice dans certaines industries, j’estime que les opérateurs mauriciens peuvent trouver des créneaux intéressants dans l’agro-industrie, les services financiers, l’hôtellerie et le tourisme, l’aquaculture et l’ingénierie légère. [...] Le continent a tout ce qu’on n’a pas : de vastes superficies de terre, des ressources naturelles, des matières premières et des marchés en pleine expansion. Maurice est partie prenante de la SADC et du Comesa. Cela nous donne la possibilité d’accéder à des marchés dans des conditions préférentielles, d’importer de ces pays en des termes favorables et d’étendre nos barrières économiques au-delà de nos limites géographiques. [...] Il existe beaucoup d’opportunités dans des pays tels la Zambie, la Tanzanie, le Mozambique, et d’autres Etats en Afrique centrale et en Afrique de l’ouest.
Que faut-il faire pour que Maurice puisse explorer le business sur le continent ?
Il faut une action concertée entre le secteur public et le secteur privé. Je pense, par exemple, à la création d’un fonds auquel participeront la Development Bank of Mauritius, la State Investment Corporation, la SICOM et certains groupes privés. Ce fonds servira à soutenir les entreprises mauriciennes qui veulent se lancer en Afrique.
[...] Les grands groupes mauriciens devront avoir une stratégie africaine. Il faut qu’ils aient des personnels qui sont dédiés à la recherche et à la conclusion des opportunités en Afrique. Cela ne peut se faire en restant à Maurice et attendre que les opportunités arrivent.
[...] D’autre part, il faut donner une nouvelle orientation aux actions de promotion sur le continent. Les initiatives d’Enterprise Mauritius sont certes importantes, mais elles ne suffisent pas. Il faut que les entreprises prennent le temps à comprendre les marchés et la culture des affaires en Afrique. Pour cela, il faut aller sur place et développer de bons réseaux.
Les entreprises mauriciennes craignent beaucoup les risques de faire des affaires sur le continent…
Les risques existent dans tous les pays. Il faut savoir les évaluer et les gérer. [...] La stabilité politique est un facteur essentiel pour développer les affaires. La Zambie, par exemple, est un pays politiquement stable et a été une démocratie depuis qu’elle est indépendante. Elle offre un bon climat pour l’investissement. Il y a, d’autre part, des plans d’assurance pour se protéger contre des risques politiques. Il est aussi possible de faire appel à des institutions de développement internationales pour qu’elles puissent partager les risques.
L'Express - Maurice, 7 janvier 2008
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La République démocratique du Congo devrait conclure en mars prochain avec le Fonds monétaire international (FMI) un nouveau programme triennal si les performances réalisées en 2007 par ce pays se poursuivent.
Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu, a indiqué que l’exécution satisfaisante du programme triennal et de la tranche annuelle du document stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSCRP) devrait offrir à la RDC l’opportunité historique d’accéder au point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) ainsi qu'à l’initiative d’allègement de la dette multilatérale, d’ici à fin 2008 (environ 10 milliards USD).
Selon lui, les appuis des partenaires au développement devraient contribuer notamment à la réhabilitation et à la construction des infrastructures de base, attirer plus d’investissements privés, créer des emplois et booster une croissance économique à deux chiffres en RDC, à partir de 2010.
En 2008, le taux de croissance en RDC devrait se situer à 7,8 % et le taux d’inflation à 10,0 %, selon les prévisions de la BCC.
Agence de presse africaine, 3 janvier 2008
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Le secteur de l’industrie du tourisme en Afrique du Sud a fait part de sa préoccupation face aux effets négatifs que pourraient avoir les violences au Kenya.
Le Kenya, connu pour son tourisme safari, est la deuxième destination touristique en Afrique au sud du Sahara derrière l’Afrique du Sud, deux pays que les touristes associent très souvent dans leurs carnets de vacances.
Cependant, les milieux d’affaires sud-africains s’inquiètent beaucoup de la crise qui secoue le poumon économique de l’Afrique australe. Le Kenya est le plus grand partenaire commercial de l’Afrique du Sud sur le continent, en dehors de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Selon le site web du gouvernement, l’Afrique du Sud exporte vers le Kenya quelques trois milliards de rands (441 millions USD) par an. Prétoria est également le plus grand investisseur direct au Kenya avec une trentaine de sociétés et de commerces sud-africains installés dans ce pays.
Agence de presse africaine, 3 janvier 2008
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Le gouvernement zambien a annoncé avoir mis fin à des contrats le liant à plusieurs constructeurs qui n’avaient pas réussi à boucler dans les délais impartis, la construction de routes qui leur avait été confiée.
Parmi les projets routiers suspendus figurent celui des grands axes qui étaient en cours dans la province nord-ouest du pays et dont la construction traîne depuis deux ans, sans justification valable.
Des sources officielles indiquent que de nouveaux contrats seront signés avec des firmes qui seront triées au volet au terme d’un nouvel appel d’offres.
Agence de presse africaine, 2 janvier 2008
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Maurice et d’autres pays d’Afrique de l’est et d’Afrique australe ont décidé de signer, depuis le mois de décembre dernier, un accord commercial intérimaire (ACI) avec l’UE.
L’accord, entré en vigueur le 1er janvier 2008 et applicable jusqu’au 31 janvier 2008, maintiendra tous les traitements tarifaires préférentiels accordés par Bruxelles jusqu’ici, à l’exception du sucre et du riz, des produits pour lesquels est prévue une période de transition allant jusqu’en 2015.
Jusqu’à la signature complète des APE, l’ACI garantit l’accès en franchise de droits et hors quota des produits mauriciens sur les marchés de l’UE et stipule que Maurice n’aura pas après, à ouvrir ses marchés sans droits de douane, aux produits européens.
Les pays d’Afrique de l’est et d’Afrique australe ont également obtenu une dérogation sur le thon, ce qui leur permettra d’exporter vers l’UE, en 2008, 10.000 tonnes de conserves de thon et 2.000 tonnes de thon pêché. Le quota sera réparti entre les pays exportateurs de produits halieutiques, notamment Maurice, les Seychelles, les Comores, Djibouti et Madagascar.
Agence de presse africaine, 2 janvier 2008
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L’année 2008 sera celle du démarrage effectif de l’exécution du programme quinquennal de développement de la République Démocratique du Congo (RDC) initié par le président Joseph Kabila.
Ce programme porte essentiellement sur la réhabilitation et la construction des infrastructures sociales de base - ponts, routes, aéroports, écoles, hôpitaux- l’accès de toute la population congolaise à l’eau potable et à l’électricité, la santé publique de la population, l’éducation et la création d’emplois.
C’est dans ce contexte que le gouvernement vient de doter le pays d’un budget estimé à plus de 3,6 milliards de dollars américains, un record jamais réalisé depuis l’accession de la RDC à l’indépendance en 1960.
Agence de presse africaine, 2 janvier 2008
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Le Rwanda et le Burundi, quelques mois après leur adhésion à l'East African Community, sont en passe d’occuper vingt hauts postes au sein de l’organisation d’intégration en dépit d’une barrière linguistique qui risque de compliquer ces nominations.Le secrétaire général adjoint de la Communauté, Dr. Tangus Rotich a annoncé que plus de 100 candidats du Burundi et du Rwanda ont déjà été présélectionnés pour les importants postes en compétition. Les candidats sélectionnés originaires des deux pays voisins vont occuper les 20 postes-clé vacants au sein du secrétariat de la Communauté dans le cadre de sa politique de distribution équitable des ressources et opportunités entre les pays membres. Toutefois, le défi qui interpelle les deux pays surtout le Burundi, est la barrière linguistique. Le Burundi continue d’avoir une forte relation francophone, et le secrétariat avait presque échoué à obtenir les meilleurs candidats, la plupart des postulants étant des francophones, alors que la langue officielle de la communauté est l'anglais.Les deux pays ont été admis au sein de l'EAC en juin de cette année, portant à cinq le nombre d’Etats composant le regroupement régional –les autres étant le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, soit près de 120 millions d’habitants et un produit national brut combiné de 41 milliards USD. Agence de presse africaine, 18 décembre 2007Lire l'article dans son intégralité
Le secrétaire général du Comesa, Erastus Mwencha, est sur le point de quitter l'organisation après avoir été à sa tête pendant 25 ans.
Au cours de son activité, il a vu l'organisation évoluer d'une zone d'échanges préférentiels en un bloc commercial où 13 pays commercent au sein d'une zone de libre-échange. Mr Mwencha est candidat à la direction de la Commission de l'Union africaine.
Il a souligné que l'un des plus intéressants challenges était le rôle qu'il avait joué dans la négociation des APE avec l'Union européenne.
The East African - Kenya, 3 décembre 2007
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Une nouvelle étude a conclu que le marché du Comesa était plus opportun pour la Tanzanie.
Cette étude a été réalisée à la demande de la Tanzania Private Sector Foundation, la Confederation of Tanzania Industries et la Tanzania Chamber of Commerce, Industry and Agriculture. L'étude fait le point sur les raisons de l'appartenance de la Tanzanie au Comesa, à la SADC et à l'EAC.
L'appartenance de la Tanzanie au Comesa devrait renforcer son importance politique au sein de l'EAC et faciliter la rationalisation et l'harmonisation des programmes du Comesa, de l'EAC et de la SADC.
L'importance des marchés comme l'Egypte, le Soudan, l'Ethiopie, Djibouti entre autres, a été démontrée à travers les flux d'échanges dans la région. Ce qui tend à montrer que la zone de libre-échange du Comesa et son union douanière sont plus importantes que celle de la SADC. Par ailleurs, le Comesa aurait plus de poids auprès des instances de l'Union africaine malgré la puissance économique de l'Afrique du Sud.
The East African - Kenya, 10 décembre 2007
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Le ministre zambien des Finances et de la planification nationale, M. Ngandu Magande a déclaré que son gouvernement avait jugé nécessaire de changer l’actuel régime fiscal et réglementaire du secteur minier.
Selon M. Magande, il y avait des déséquilibres nés des concessions fiscales à propos des accords de développement signés par le gouvernement en 2000 avec les compagnies minières. Sur 3,1 milliards de dollars de revenus en 2006, sur la base du cours de la London Metal Exchange
Les contributions fiscale des sociétés d’exploitation minière représentent 4,8 % des impôts collectés en 2006 et 10% de ceux prévus en 2007. “Il est donc important que les sociétés d’exploitation minière mettent davantage d’argent dans les caisses de l’État, pour respecter les conditions clairement stipulées dans les accords de développement”, a conclu M. Magande.
Agence de presse africaine, 5 décembre 2007
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Le Zimbabwe tirerait davantage profit de sa seule appartenance au Comesa plutôt qu'en étant membre de la SADC.
Selon le Dr Medicine Masiiwa, directeur de l'Africa Institute for Policy Analysis and Development, le Comesa est un marché plus vaste et plus dynamique, dont les économies des Etats membres et les capacités commerciales sont plus équilibrées.
Le rythme de l'intégration régionale est plus soutenu au Comesa qu'à la SADC, d'autant que le Comesa représente un marché plus large, avec plus de 374 millions d'habitants, répartis dans 20 Etats membres. Ce qui constitue un débouché non négligeable, particulièrement pour les produits agricoles et manufacturés. Par ailleurs, c'est un marché dont la croissance est supérieure à celle de la SADC.
Si le Comesa attire autant le Zimbabwe, c'est que les relations économiques et commerciales y sont plus équilibrées, contrairement à la SADC, écrasée par l'Afrique du Sud. Par exemple, l'Afrique du Sud représente 73% du commerce du Zimbabwe, ce qui n'est pas économiquement viable dans la mesure où la bonne santé de l'économie locale est dépendante des résultats sud-africains.
Par ailleurs, le Zimbabwe estime avoir plus de chances d'attirer des investissements étrangers au sein du Comesa alors qu'au sein de la SADC, une très large part de ces IDE risque d'être captée par l'Afrique du Sud qui dispose d'infrastructures développées.
A l'heure actuelle, le Zimbabwe est l'un des neuf premiers membres à avoir mis en place la zone de libre-échange en octobre 2000, avec Djibouti, le Kenya, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Soudan et la Zambie. Le Zimbabwe est également partie prenante dans bien d'autres projets du Comesa en vue de l'union douanière : nomenclature tarifaire commune, tarif extérieur commun, Document douanier du Comesa, schéma de garantie régionale, harmonisation des données douanières.
En comparaison, les progrès au sein de la SADC sont lents, même si les Etats membres ont signé le Protocole de la SADC qui vise à établir une union douanière en 2008.
The East African - Kenya, 2 décembre 2007
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Le dynamisme vers l'intégration régionale en Afrique de l'Est a reçu l'encouragement des Etats-Unis il y a deux semaines.
En visite à Arusha, le ministre américain des Finances, Henry Paulson, a annoncé qu'il soutenait le mouvement pour que des nations d'Afrique de l'Est travaillent ensemble plutôt que chacune de son côté, ajoutant que l'intégration économique était une force puissante.
La Communauté de l'Afrique de l'est (EAC), comprenant l'Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, de même que des nouveaux venus comme le Rwanda et le Burundi, a créé une union douanière en 2005 qui réduit les taxes sur la plupart des exportations au sein de la région, l'objectif ultime étant de réaliser une coopération politique.
Le bloc de l'EAC, avec une population de 125 millions et un produit intérieur brut combiné de 104 milliards de dollars, a la possibilité de profiter plus d'une harmonisation plus profonde, a ajouté Paulson.
La prochaine étape pour l'EAC est de rédiger les règles d'un marché commun qui permettrait la libre circulation de la main-d'œuvre, des biens et des services à travers les frontières nationales. Les négociateurs des cinq Etats partenaires, des représentants de la société civile, des hommes et femmes d'affaires et des experts juridiques ont déjà fait le travail préparatoire, et les discussions formelles devraient commencer à tout moment.
Inter Press Service, 3 décembre 2007
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